Pour la vente d’un hélicoptère, il n’existe pas de « diagnostics obligatoires » standardisés comme dans l’immobilier (DPE, amiante, etc.).
En revanche, dans la pratique aéronautique , plusieurs contrôles techniques essentiels doivent être réalisés par un organisme ou mécanicien agréé (Part-145, Part-M ou Part-CAO).
Ces inspections sont fortement recommandées , parfois exigées par les acheteurs, et peuvent être nécessaires pour maintenir la navigabilité.
Voici les diagnostics/inspections reconnus dans l’aviation avant la vente d’un hélicoptère :
C’est l’équivalent du « diagnostic complet ».
Elle n’est pas légalement obligatoire, mais quasi indispensable : 95 % des ventes sérieuses d’aéronefs passent par cette inspection.
Elle inclut généralement :
Analyse de la cellule, du moteur, de la boîte de transmission, du rotor principal et du rotor de file d’attente
Vérification de la corrosion
Contrôle des éléments critiques (pales, têtes de rotor, embrayage, coupleurs, etc.)
Vérification du respect des consignes de navigabilité (AD, SB)
Analyse des modifications STC
Inspection de l’avionique et de l’installation électrique
Vérification des niveaux, fuites, équipements de sécurité
👉 Objectif : établir l’état réel et les travaux à prévoir (coûteux sur hélico).
A réaliser par un organisme Part-CAMO/CAO ou un mécanicien agréé.
Elle comprend :
Revue complète des carnets de route et carnets de maintenance
Vérification des heures moteur / cellule / composants limités (LLP)
Contrôle de la conformité réglementaire :
AD (Consignes de navigabilité)
SB (Bulletins de service)
Limitations du constructeur
Vérification de la mise à jour des Mass & Balance
Vérification de la validité du certificat de navigabilité (CofA) et du ARC (Airworthiness Review Certificate)
👉Cette revue est cruciale car elle conditionne la validité de l’immatriculation et de la navigabilité .
Si la vente a lieu proche de la date de renouvellement, il est fréquent que l’acheteur exige :
un ARC récent
ou
un examen de navigabilité avant la vente
Un organisme Part-CAMO/CAO peut le faire.
Généralement réalisés par :
un pilote instructeur
un mécanicien autorisé
ou les deux
Ces essais permettent de vérifier :
vibrations
performances du moteur
comportement du rotor
avionique
alarmes
comportement à chaud / au démarrage
Ces essais constituent un diagnostic fonctionnel complet .
Certains modèles ont des examens particuliers, par exemple :
mesure de jeu des articulations de rotor
boroscopie (endoscopie) du moteur ou turbine
contrôle vibratoire (track & balance)
vérification des composants à potentiel (TBO : Time Between Overhaul)
Cela dépend du constructeur (Robinson, Airbus Helicopters, Bell, Enstrom, etc.).
Essentiel pour évaluer la valeur de l’hélico.
À faire vérifier par un expert :
moteur
rotor principal et rotor de queue
mat, boîte de vitesses, embrayage
pièces à durée de vie limitée (LLP)
👉 Une pièce critique proche de sa limite peut valoir des dizaines de milliers d’euros → impact majeur sur le prix de vente.
| Inspection / Diagnostic | Obligatoire ? | Réalisé par |
|---|---|---|
| Inspection préachat | Non, mais indispensable | Part-145 / Part-M / mécanicien agréé |
| Analyser la navigabilité documentaire | Oui (pour transfert propre) | CAMO / CAO |
| Examen de navigabilité / ARC | Obligatoire selon échéance | CAMO / CAO |
| Essai en vol | Non, mais fortement recommandé | Pilote + mécano |
| Contrôles spécifiques (boroscope, vibratoire, etc.) | Selon / état | Professionnel agréé |
| Vérification potentiel restant | Indispensable pour valeur | Professionnel agréé |
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